Saint-Quentin / Basilique, orgue Haerpfer et Erman (1967)

Saint Quentin orgue

 

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coordonnées

 

Titulariat :

Jean-Michel BACHELET
55, rue Jean Lebas
59454 TILLOY-lez-CAMBRAI
Mail 
tél : 03.27.78.32.40


Bertrand DELMARLE
La Marlière
1 rue Emile Sohier
59570 GUSSIGNIES
Mail
tél : 03.27.62.02.23


Facteur d'orgue attaché à l'instrument :

Entreprise Daniel DECAVEL
33, chemin du Sars Bara
59145 BERLAIMONT
Mail
tél : 03 27 66 65 88 / 06 08 60 02 09


Association de « surveillance de l'instrument »

et organisatrice des concerts :
Association des Amis de la Basilique de Saint-Quentin
Francis CREPIN
39, rue du Tour de Ville
02760 FRANCILLY-SELENCY
Mail
tél : 03.23.64.21.23


 

 

> Le grand orgue de la basilique de Sant-Quentin

Il semble que dès la fin du XIIIe siècle, et bien avant l'achèvement de l'actuel édifice gothique, le Chapitre de la Collégiale avait fait accrocher un orgue dans la croisée sud du petit transept, au dessus de la chapelle dite « des sept coups » (actuelle chapelle Ste-Anne). Un compte de la sénéchaussée nous apprend qu'en 1329, l'instrument, devenu en mauvais état, avait dû être réparé par le facteur Baudouin Corbisson, l'un des plus anciens organiers français connus.

Ce premier instrument dut être démonté en 1455 en raison de l'affaissement des voûtes de cette partie de l'église.

Peu de temps après, on reconstruisit un instrument plus important et plus perfectionné que le précédent, mais que l'on installa, cette fois, sur une tribune de bois, au fond de la nef récemment achevée, à l'emplacement de l'orgue actuel.

Un peu moins d'un siècle plus tard, en 1546, cet orgue fut jugé défectueux, et insuffisant pour les dimensions de l'église. Un autre le remplaça donc, de plus vastes dimensions, et pourvu des dernières nouveautés techniques. Ce dernier fut, en 1620, restauré et enrichi de plusieurs jeux par le facteur laonnois Crespin.

Le 14 octobre 1669, un incendie, dû à l'imprudence d'ouvriers couvreurs, se déclare dans les combles de la collégiale et détruit la toiture, le campanile, l'orgue et sa tribune.

Après trente ans d'attente, et grâce à la générosité de Louis XIV, le chapitre décide de faire rétablir un nouvel et somptueux instrument. La construction de la tribune de soutien est confiée à Girard de la Motte, sculpteur saint-quentinois. Le buffet, conçu par Jean Bérain, dessinateur ordinaire du Roi, et réalisé par Pierre Vaideau, menuisier du cabinet du Roi, accuse la marque du « style royal ». Après consultation des devis de plusieurs facteurs d'orgues, c'est à Robert Clicquot qu'est confiée la facture de l'instrument.

Le nouvel instrument est terminé en 1703. Il comporte 47 jeux, répartis sur quatre claviers manuels et un pédalier. Il ne renferme alors pas moins de 3600 tuyaux.

L'orgue de Clicquot devra subir par la suite quelques réfections et relevages, mais sa composition ne sera guère modifiée durant un siècle et demi. C'est sans dommage qu'il traversera la période révolutionnaire, et ce, grâce au rôle prépondérant qu'il jouera dans la célébration du culte décadaire.

Ce n'est qu'en 1840 qu'une entière restauration est jugée nécessaire.

Elle sera l’œuvre d'un disciple de Cavaillé Coll, le facteur Antoine Sauvage.

Celui-ci y introduit une registration romantique et y loge de gros tuyaux de 32 pieds de pédale. Il dote également l'instrument du nouveau procédé de transmission Barker, à traction pneumatique. Le nouvel orgue comporte 52 jeux. Le nombre de claviers est ramené de quatre à trois.

En 1917, la Basilique de Saint-Quentin est entièrement dévastée. Le mécanisme de l'orgue est détruit par l'ennemi et la tuyauterie descendue pour la fonte. Suite à l'incendie de la toiture, les voûtes de l'église s'effondrent. Le buffet de l'orgue, heureusement protégé par la structure solide de la tour porche à laquelle il est adossé, reste en place, mais dans un grand état de délabrement.

Simultanément à la restauration de l'église, et après  l'accomplissement des tâches les plus urgentes (rétablissement des voûtes et de la toiture, mise en place de nouveaux vitraux), on entreprend la restauration du buffet de Bérain. Le travail est confié à l'entreprise d'ébénisterie Rapsaet, de Saint-Quentin, sous la direction de l'Architecte en Chef des Monuments Historiques, Maurice Berry.

Cependant, le buffet est encore vide de tuyaux lorsqu'en 1956, la Basilique est entièrement rendue au culte.

La reconstruction de l'instrument ne sera entreprise qu'en 1965, pour être achevée en 1967 (inauguration les 27 et 28 mai 1967).  Elle est l'oeuvre des  facteurs d'orgues lorrains Haerpfer et Erman, de Boulay (Moselle).  Elle ne put être menée à bien que grâce aux crédits accordés par les Beaux Arts, aux subventions du Conseil Général et du Conseil Municipal, complétés par une importante souscription organisée par l'Association des Amis de la Basilique, alors présidée par Jean Labouret.

Depuis 1967, le grand orgue de la basilique a pu remplir, sans interruption, son rôle d'instrument liturgique et de concert grâce à des travaux réguliers de maintenance technique et de restaurations, financés par la ville de Saint-Quentin.


Francis Crépin

Association des Amis de la Basilique de Saint-Quentin

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