Soissons / Cathédrale, orgue V.-Gonzalez (1956)

Soissons orgue

 

 

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> Cathédrale de Soissons – Grand orgue

Les travaux engagés en septembre 1952 pour la construction de l’orgue Victor-Gonzalez actuel, inauguré par Marcel Dupré en 1956, visaient à doter la cathédrale du grand orgue dont elle était dépourvue depuis 1918.

La Grande Guerre ayant considérablement endommagé l’édifice avait été fatale à l’instrument occupant alors la tribune occidentale, après une succession d’épisodes prenant leur source au début du XVIIème siècle : on constate le « 30 décembre 1619, un état de marché passé entre le Chapitre et Crespin Carlier, facteur d’orgue à Rouen, pour la construction d’un instrument de grande dimension qui sera vraiment le premier grand orgue de la cathédrale ». Définitivement achevé et réceptionné en 1628, cet instrument de 30 jeux fait l’objet de nombreux remaniements. Le célèbre facteur Robert Clicquot, notamment auteur des orgues de la Collégiale de Saint-Quentin et de Saint-Jean-des-Vignes à Soissons (1683), est sollicité pour intervenir en 1690, tandis qu’un nouvel état de marché est passé en 1725 avec le facteur François Thierry pour restaurer et augmenter encore l’orgue de la cathédrale. En 1766, c’est François-Henri Clicquot, petit-fils de Robert, qui est affecté à sa restauration et à son entretien, après fusion de l’instrument  avec l’orgue de Saint-Jean-des-Vignes. On note à partir de 1803 les interventions de maintenance et de relevage de John Abbey, N. Somer et Callinet, tandis que Joseph Merklin procède à des travaux de restauration et, après 1870, de quasi reconstruction aboutissant en 1892 à un ensemble d’une quarantaine de jeux sur trois claviers et un pédalier. C’est cet orgue, inauguré le 19 janvier 1893 par Henri Dallier, organiste de Saint-Eustache à Paris, qui est entièrement détruit au moment du premier conflit mondial. Il faut attendre 1949 pour que le contrat de construction d’un grand orgue neuf soit accordé à Victor Gonzalez, qui allait réaliser dans cette cathédrale son dernier ouvrage avant sa disparition accidentelle. La traction de cet instrument de 67 jeux est mécanique avec machine Barker, ce qui constitue une exception  à cette époque où le système tombait en désuétude. La traction des registres est électrique pour permettre des combinaisons ajustables, de même qu’à la pédale pour autoriser l’extension des jeux de flûtes et de bourdon. L’orgue est cependant désormais doté d’un combinateur électronique moderne permettant de mémoriser un nombre infini de registrations. La composition établie par Norbert Dufourcq s’appuie sur de nombreux jeux de fonds, tandis que l’harmonie raffinée tient compte d’une pression assez basse. L’instrument a fait l’objet depuis les années 1970 de différentes interventions, concernant en particulier l’installation d’un soubassement de buffet du grand corps et d’un buffet de positif, inexistants à l’origine. Il est actuellement entretenu par le facteur Bernard Dargassies.

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