Saint-Michel en Thiérache / Abbaye, orgue J.-Boizard (1714)

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coordonnées

Amis de l'Abbaye de Saint-Michel
Président : Gérard Chanut
Email 
Tél : 03 23 58 23 74

Programmation du Festival de Saint-Michel en Thiérache

 

> L'abbaye de Saint-Michel

La construction de l'Abbaye de Saint-Michel commença en 945, en forêt, sur l'emplacement d'une chapelle dédiée en 667 à l'Archange.
Ruinée une première fois vers 1180, lors de guerres féodales, elle fut rebâtie par les moines bénédictins.
En 1542, un incendie imputable aux guerres qui dévastaient la région la consuma presque totalement.
L'Abbé Jean-Baptiste de Mornat la restaura, réédifia le cloître et les bâtiments monastiques, ajouta à l'église le portail sommé de ses armes et à sa mort, en 1632, fut inhumé dans l'église ; son tombeau est toujours visible derrière le maître-autel.
Vendue comme « bien national » en 1791, l'église devint propriété communale et fut classée monument historique en 1837.
Après divers usages industriels, l'abbaye, devenue propriété de César Savart, enfant de Saint-Michel, abrita de 1865 à 1960, un orphelinat de filles. Elle a été depuis 1967 le siège de la Fondation Savart qui se consacre à l'enfance inadaptée.
Le 7 mai 1971, un terrible incendie ravagea les bâtiments monastiques et les combles de l'église. Des travaux de reconstruction ont été menés au cours des décennies 1980 et 1990 pour préserver les parties essentielles de ce bâtiment, dans l'attente d'une restauration complète.

> L’orgue Jean-Boizard (1714)

L'orgue de l'abbaye de Saint-Michel en Thiérache est un grand huit pieds en Montre, avec positif séparé de quatre pieds, comportant 31 jeux répartis sur quatre claviers et un pédalier.
Instrument typique moyen du temps de Louis XIV, il constitue aujourd'hui l'un des rares exemples authentiques et audibles de cette facture qui ait franchi les trois derniers siècles. Edifié en 1714 par le facteur de Sedan Jean Boizard, il doit sa préservation à de miraculeuses circonstances qui lui ont permis d'être épargné par les vicissitudes du temps et de l'histoire, et d'échapper aux incendies de 1715 comme, plus récemment, de 1971. La vente de l'abbaye et de ses dépendances en 1791 l'avait en outre mis à l'écart des épisodes révolutionnaires.
Il fit l'objet d'un relevage et de certaines modifications non irréversibles en 1885 par le facteur Renault de Signy-le-Petit, et c'est en 1919 que Félix Raugel attire l'attention sur son existence. Classé monument historique en 1950, il est démonté après le sinistre de 1971 et entreposé dans les ateliers des facteurs Haerpfer et Erman qui en réalisent une restauration initiale en 1980.
Ce n'est qu'en 1990 que le facteur Georg Westenfelder est désigné pour assurer la maintenance de l'instrument, puis pour en entreprendre une révision complète destinée à assurer la pérennité de son fonctionnement. Il procède au remplacement des claviers et au réglage mécanique en 1992, puis effectue en 1996 une restauration totale de la tuyauterie, en très grande majorité d'origine, ainsi qu'une reconstitution de la soufflerie cunéiforme.
La composition des jeux demeure celle de 1714 et le ton d'origine a été conservé (A 392). Le tempérament adopté lors de cette dernière intervention est celui de Rameau (Ut).

> Composition de l'orgue Jean-Boizard (1714)

> Galerie photos

 

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